Depuis 2025, une nouvelle technique de dépistage de l’endométriose est testée dans plusieurs hôpitaux français, dont Lyon-Sud et la Croix-Rousse. Développé par le laboratoire lyonnais Ziwig, ce test repose sur un simple échantillon de salive, analysé pour identifier la maladie en seulement quelques jours. C’est une avancée majeure face à une pathologie qui met en moyenne 7 ans à être diagnostiquée.
Une expérimentation nationale encadrée
Ce test fait partie du programme « forfait innovation », lancé pour trois ans. Au total, 25 000 femmes âgées de 18 à 43 ans pourront en bénéficier gratuitement, sous conditions : symptômes évocateurs d’endométriose déjà détectés, imageries médicales non concluantes et prescription obligatoire d’un gynécologue dans l’un des 98 hôpitaux participants. Lyon se trouve donc en première ligne de cette expérimentation médicale.
Pour les patientes qui ne remplissent pas les critères, le dépistage reste possible, mais son coût s'avère mirobolant et s’élève à 839 €. Ce montant inclut à la fois l’analyse et les frais d’hospitalisation associés. Un prix élevé, mais un gain de temps inestimable pour les femmes en quête d’un diagnostic clair.
Une lueur d’espoir pour les patientes
L’endométriose, qui touche environ une femme sur dix, est encore trop souvent sous-diagnostiquée. Avec cette méthode rapide, non invasive et prometteuse, Lyon confirme son rôle de pionnière dans la lutte contre cette maladie chronique. Une avancée qui pourrait bien transformer le quotidien des patientes.
