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À Lyon, un logement trop chaud pourra désormais être considéré comme insalubre

undefined undefined 16 juillet 2026 undefined 12h30

Antoine Lebrun

À Lyon, vivre dans un appartement transformé en four pourrait bientôt être considéré comme un véritable problème de santé publique. Le maire Grégory Doucet a annoncé que la température intérieure des logements serait désormais intégrée à la grille d'évaluation de leur salubrité. Une décision inédite en France qui répond à la multiplication des épisodes de canicule et aux températures parfois extrêmes enregistrées dans certains appartements.

Jusqu'à présent, les services d'hygiène prenaient en compte des critères comme l'humidité, le chauffage, l'état des installations électriques ou encore la vétusté du logement. Désormais, une chaleur excessive viendra s'ajouter à cette liste. Selon Grégory Doucet, un logement qui dépasse les 35 °C, voire les 40 °C en période estivale, représente un risque sanitaire qui ne peut plus être ignoré.

Les locataires pourront saisir la mairie

Cette nouvelle mesure ouvre la porte à des démarches inédites pour les habitants. Si un locataire estime que son logement devient invivable à cause de la chaleur, il pourra solliciter les services municipaux. L'absence de volets, de stores ou de protections solaires pourrait notamment constituer un motif de saisine si elle entraîne des températures particulièrement élevées.

Comme pour les autres situations d'insalubrité, les services compétents pourront ensuite transmettre leur évaluation à la préfecture, qui pourra imposer au propriétaire de réaliser des travaux dans un délai déterminé.

Lyon veut faire évoluer la loi au niveau national

Avec cette décision, Lyon espère créer un précédent pour toute la France. La municipalité souhaite désormais que la température devienne un critère réglementaire de décence des logements à l'échelle nationale. Une idée saluée par plusieurs spécialistes de la rénovation énergétique, qui rappellent que ce type de critères existe déjà dans certains pays comme le Canada.

Alors que les vagues de chaleur deviennent de plus en plus fréquentes, cette initiative pourrait bien marquer un tournant dans la manière de concevoir le logement. Après l'humidité ou le froid, c'est désormais la surchauffe qui entre dans le débat sur l'habitat digne… et ce n'est probablement que le début.


Source : BFM Lyon