C’est une nouvelle qui serre le cœur. Le Jardin de la Bonne Maison, véritable trésor botanique situé à deux pas de Lyon, n’accueille plus de visiteurs depuis décembre 2025. Sans communication officielle détaillée, le site internet du jardin confirme simplement sa fermeture, laissant les passionnés de nature et de botanique dans l’incompréhension. Un silence qui contraste avec la richesse et la générosité du lieu, autrefois ouvert au public.
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Le Jardin de la Bonne Maison, c’est avant tout l’œuvre d’une vie : celle de Odile Masquelier. Ironie du destin, rien ne la prédestinait à devenir l’une des plus grandes collectionneuses de roses au monde. Elle qui n’aimait pas les roses modernes, jugées trop rigides et sans parfum, tombe littéralement amoureuse des variétés anciennes lors d’un voyage en Écosse. Une révélation qui va tout changer.
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800 variétés de roses dans un écrin de 9 500 m²
De retour en France, Odile Masquelier décide, avec son mari, de redonner vie à son jardin d’enfance situé à La Mulatière. Résultat : plus de 800 variétés de rosiers anciens et botaniques déployées sur 9 500 m². Un véritable musée vivant à ciel ouvert, reconnu par les botanistes du monde entier. Chaque allée racontait une histoire, chaque fleur avait un nom, une origine, une anecdote. Et surtout, une odeur. Ici, pas de roses standardisées, mais des variétés rares, parfois oubliées, remises à l’honneur avec passion.
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Le Jardin de la Bonne Maison avait reçu le prestigieux label « Jardin remarquable » depuis 2010, une distinction qui récompense les jardins d’exception en France. Mais au-delà des fleurs, c’est aussi l’âme du lieu qui marquait les visiteurs. Odile Masquelier connaissait chaque rose, chaque détail, et partageait son savoir avec une générosité rare. Sa philosophie ? “Un jardin, c’est une création, c’est vous.” Une phrase qui résume parfaitement l’esprit de cet endroit hors du temps.
Une fermeture qui laisse un goût amer
Aujourd’hui, la fermeture du Jardin de la Bonne Maison sonne comme la fin d’une époque. Pour les amateurs de nature, les curieux et les passionnés de botanique, c’était un lieu à part, presque confidentiel, mais profondément marquant. À deux pas de Lyon, ce jardin incarnait une autre façon de voir le monde : plus lente, plus sensible, plus poétique.
