Le marché immobilier du Rhône joue aux montagnes russes selon les communes. Le prix médian départemental s’établit à 3 921 euros le mètre carré, mais derrière cette moyenne se cachent des écarts vertigineux. À Saint-Cyr-au-Mont-d’Or, on grimpe à 5 915 €/m². À l’inverse, à Ranchal, le mètre carré tombe à 800 €. Entre collines dorées et villages plus confidentiels, le territoire affiche un grand écart immobilier.
Lyon, toujours au-dessus de la mêlée
À 5 019 euros le mètre carré, Lyon reste 28 % au-dessus de la moyenne départementale. Mais la capitale des Gaules ne joue pas sur un seul tempo. Dans le très chic 6e arrondissement, les prix atteignent 5 940 €/m², tandis que le 9e se positionne à 4 095 €/m². Entre 2020 et 2025, plus de 122 000 transactions ont été enregistrées à Lyon, preuve d’un marché dynamique malgré les fluctuations.
Métropole de Lyon : des alternatives plus abordables
Autour de Lyon, les écarts se resserrent… ou se creusent selon les secteurs. Tassin-la-Demi-Lune et Écully flirtent avec les 4 400 €/m², quand Vénissieux et Saint-Fons descendent sous la barre des 3 000 €. Villeurbanne, deuxième ville de la métropole, reste alignée sur la moyenne avec 3 906 €/m². Plus au nord, Chabanière et Limas proposent des prix encore plus doux.
Pour acheter moins cher dans le Rhône, direction le Beaujolais. À Belleville-en-Beaujolais, le mètre carré s’établit à 2 522 €, et à Chiroubles, il descend à 1 900 €. Un autre rythme, un autre cadre de vie, et surtout un ticket d’entrée bien plus accessible.
Une hausse modérée après un pic en 2022
Entre 2020 et mi-2025, les prix ont globalement progressé avant de se stabiliser. Passés de 3 676 € à 3 846 €/m², ils ont culminé en décembre 2022 à 4 457 €, avant d’amorcer une baisse progressive. Un signal intéressant pour 2026 : le marché semble se réguler, offrant peut-être une fenêtre d’opportunité aux acheteurs.
Dans le Rhône et la métropole de Lyon, acheter moins cher reste possible… à condition d’élargir le périmètre. Entre centre-ville premium et communes plus accessibles, tout est question de stratégie, de timing et — évidemment — de budget.
Source : Le Progrès
