La gendarmerie du Rhône pousse un coup de gueule contre les masques jetés par terre

Après avoir suscité l’indignation générale à l’heure du déconfinement, le problème des masques jetés à même le sol ne semble toujours pas réglé. Aujourd’hui, c’est au tour des gendarmes du Rhône de pousser un coup de gueule contre cette insupportable manie. 

Fin mai, le préfet du Rhône appelait « au civisme et à la responsabilité de chacun pour adopter des gestes responsables et soucieux de la protection de l’environnement » pointant notamment les masques potentiellement contaminés qui « menacent directement les passants ainsi que les agents de la propreté et de la collecte, qui n’ont jamais cessé leur activité malgré la crise ». Mais un mois plus tard, la situation est toujours aussi désolante sur les trottoirs de Lyon (et de nombreuses autres villes en France) pendant que les masques sont de moins en moins présents sur les visages. 

Excédés par cette incivisme chronique, les gendarmes du Rhône ont décidé de réagir sur Twitter à travers un post pour le moins offensif. On y voit une photo de dizaines de masques ramassés par terre accompagnée d’un message clair et provocateur : « Tu jettes ton masque dans la nature, ton masque se retrouve alors dans la mer. Le poisson mange ton masque, tu manges le poisson. Tu sais quoi ? Étudies un circuit plus court ! »

Pour rappel, les masques chirurgicaux traditionnels sont fabriqués en polypropylène, un membre de la grande famille des thermoplastiques. Ça veut dire quoi ? Qu’il faut entre 400 et 450 ans pour qu’un masque ne se décompose totalement dans la nature, soit autant qu’un sac plastique. La solution est claire : on jette les masques, gants et mouchoirs dans un sac séparé, conservé 24h à l’écart dans le bac gris.

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