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Une découverte archéologique majeure confirme l'existence de combats d'animaux à Lyon

undefined undefined 29 janvier 2026 undefined 09h00

Antoine Lebrun

C’est une avancée majeure pour l’histoire antique de Lyon. En marge des études lancées pour restaurer l’ancien jardin des Plantes, tout près de l’amphithéâtre des Trois Gaules, Radio Scoop révèle que les archéologues de la Ville ont exhumé des ossements d’animaux vieux de près de 2 000 ans. Un site stratégique, situé en bas des pentes de la Croix-Rousse, qui s’impose aujourd’hui comme un témoin direct des spectacles organisés sous l’Empire romain.

Pour la première fois, la science confirme ce que l’histoire supposait. Jusqu’ici, Lyon savait qu’elle accueillait des combats de gladiateurs, mais aucune preuve matérielle n’attestait de la présence de combats d’animaux, contrairement à Rome. Les ossements retrouvés changent la donne. Selon l’archéo-zoologue Aurélien Creuzieux, sept à huit espèces sauvages auraient participé aux jeux de l’amphithéâtre, mêlées à des restes de moutons et de chèvres.


© Direction de l’Archéologie de la Ville de Lyon

Quand les jeux romains laissent enfin des preuves à Lyon

La découverte a de quoi donner des frissons. Parmi les espèces identifiées, un ours brun et des sangliers, laissant imaginer des scènes de chasse spectaculaires, orchestrées pour le public lyonnais de l’époque. Et les lions ? Le mystère reste entier. Les fouilles se poursuivent et pourraient encore réserver des surprises dignes d’un péplum romain.

Au-delà des jeux, c’est tout un pan de la vie antique qui ressurgit. Des fragments de céramique, dont des amphores ayant probablement contenu du vin, ont été mis au jour. Plus touchant encore, la découverte de la sépulture d’une petite chienne, enterrée sous une tuile, témoigne de l’attachement des habitants de Lugdunum à leurs animaux de compagnie. Preuve que, même il y a deux millénaires, on aimait déjà ses compagnons à quatre pattes.

Redonner vie à un jardin chargé d’histoire

Ces fouilles s’inscrivent dans un projet plus large de renaissance du site. La Ville de Lyon souhaite restaurer l’ancien jardin des Plantes, premier jardin botanique lyonnais créé en 1795, avant son déménagement au parc de la Tête d’Or. L’objectif est clair : revégétaliser le lieu, lui rendre sa mémoire et l’ouvrir davantage aux habitants du 1er arrondissement. Une manière élégante de faire dialoguer passé romain et futur végétal.


Source : Radio Scoop