Covid-19 : l’air de la région Auvergne-Rhône-Alpes va être purifié pour lutter contre le virus

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L’un des principaux vecteurs de transmission du Covid-19 étant l’air, la Région a décidé de s’attaquer au problème en présentant des solutions pour purifier la qualité de l’air dans les espaces clos et ainsi éviter la propagation du virus.

Avant d’achever son mandat, le président LR de la Région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez souhaite purifier l’air régionale. Et c’est en ce sens qu’il présentait ce lundi les différents moyens retenus pour permettre de nettoyer l’air ambiant et ainsi éviter la propagation du virus. « Il y a un angle mort complet dans cette épidémie en France, c'est l'absence d'attention à l'un des coefficients majeurs de transmission : l’air, explique-t-il. On ne va pas attendre que ça bouge au niveau national. Il faut purifier l'air dans un maximum d'espaces clos de la Région. Avec l'hiver, le danger sera plus important. »

« Une course contre la montre »

Et quand on parle d’espaces clos, on cible essentiellement les lycées de la région. Pour ce faire, la collectivité a retenu plusieurs solutions. La première est la purification par l’ozone dont l’efficacité a été prouvée pour éliminer le virus du Covid-19 mais aussi celui de la grippe. Mais l’ozone étant néfaste pour l’Homme, la purification devra impérativement se faire après les cours. Deuxième méthode étudiée : le rayonnement UV-C par lampes germicides. Une pratique là encore dangereuse pour l’Homme à réaliser dans une pièce totalement vide. La photocatalyse, un procédé déjà utilisé pour les chaudières au gaz ou les moteurs de voiture, est également retenue par la Région qui étudie aussi la possibilité de simplement disperser un produit bactéricide dans l’air.

« C'est une course contre la montre. La Région a identifié des lycées pour aller vite et toucher un maximum d'établissement d'ici mi-novembre », précise le président de la Région. 10 millions d'euros ont d’ores et déjà été débloqués pour ce dossier : 5 millions pour équiper les lycées qui seront libres d’adopter la solution de leur choix et 5 millions pour proposer aux communes de co-financer l'installation de ces appareils dans les écoles, bibliothèques et autres lieux municipaux accueillant du public.

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