Une étude recommande les champignons hallucinogènes pour combattre l’alcoolisme

Une étude menée par des scientifiques de l'université de New York révèle que la psilocybine, la molécule psychoactive présente dans les champignons hallucinogènes, aiderait à combattre l’alcoolisme.

Cela fait plusieurs années déjà que les psychédéliques intéressent les scientifiques. Durant les années 50 et 60, des chercheurs expérimentaient déjà le LSD comme traitement de la dépendance à l’alcool. Récemment, une étude réalisée par des scientifiques de l’université de New York et publiée sur JAMA Psychiatry, a dévoilé des résultats pour le moins intéressants : la psilocybine pourrait être un traitement prometteur des troubles de l’alcoolisme.


Des résultats prometteurs

Dans cet essai clinique en double aveugle (ni le médecin, ni le personnel soignant ni le patient ne savent si ce dernier reçoit le produit testé, un médicament qui existe déjà ou un placebo), 93 personnes âgées de 25 à 65 ans présentant un diagnostic de dépendance à l’alcool se sont vu proposer 12 semaines de psychothérapie. Répartis au hasard, les participants ont ensuite reçu, au cours de deux séances de médication d'une journée, soit de la psilocybine soit un placébo.

Les résultats qui ont suivi ont démontré que « les personnes ayant reçu une thérapie assistée par la psilocybine ont réduit leur consommation excessive d'alcool de 83 %, contre une réduction de 51 % chez celles qui ont reçu un placebo d’antihistaminiques ». Mais ce n’est pas tout, selon le site Stat, « 8 mois après la première dose de psilocybine, près de la moitié (48 %) ont complètement arrêté de boire, soit deux fois plus que les 24 % du groupe placebo ». 

La psilocybine comme nouveau traitement ?

Si l'on en croit les résultats de l'étude, tout semble prouver l'efficactié de cette molécule dans le traitement de la dépendance à l'alcool. Seulement voilà, les psychédéliques, dont font partie les champignons hallucinogènes, sont en France et dans d'autres pays considérés comme des produits stupéfiants et interdits. Très difficile dans ce cas d'encourager les scientifiques à réaliser des recherches plus poussées. Pour le moment, seuls les psychothérapies et programmes de désintoxication sont proposés aux malades, dont le taux de récidive reste important. 

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