Entre flux gigantesques de voyageurs, tensions ponctuelles et incidents du quotidien, la gare de la Part-Dieu est devenue un véritable mini-aéroport terrestre. Et pour renforcer la sécurité, les agents de la sûreté ferroviaire SNCF pourront désormais porter des pistolets à impulsion électrique, plus connus sous le nom de Tasers.
La mesure a été officialisée par un arrêté publié au Journal officiel ce dimanche. La gare de Lyon-Part-Dieu fait partie des quelques gares retenues pour cette expérimentation nationale, aux côtés de grandes infrastructures comme les gares Saint-Lazare, Austerlitz, de Rennes ou encore encore de Marseille Saint-Charles. L’objectif affiché : offrir un outil supplémentaire aux agents confrontés à des situations potentiellement dangereuses lors de leurs interventions.
Un dispositif très encadré
Pas question pour autant de transformer les quais lyonnais en remake discret de Robocop. L’expérimentation reste très limitée et strictement réglementée. Seulement 10 % maximum des agents de sûreté pourront être équipés de Tasers. À l’échelle nationale, cela représente environ 300 agents sur les 3 000 membres du service de surveillance générale de la SNCF.
L’utilisation du Taser est également encadrée par plusieurs restrictions précises. L’arrêté interdit notamment son usage contre des enfants, des femmes manifestement enceintes ou comme arme de contact rapproché. Un rapport final devra ensuite évaluer les effets du dispositif sur les interventions, les patrouilles et les accidents en service.
Une mesure issue de la loi sur la sûreté dans les transports
Cette expérimentation s’inscrit dans le cadre de la loi sur la sûreté dans les transports adoptée le 28 avril 2025. Un texte porté par Philippe Tabarot, après plusieurs débats autour de la sécurité dans les gares et les transports publics. Initialement censurée pour vice de forme par le Conseil constitutionnel, la mesure revient aujourd’hui par voie réglementaire avec cette phase de test de trois ans.
