Les Hospices Civils de Lyon deviennent pionniers d’un traitement inédit contre l’endométriose. Développée en collaboration avec l’INSERM et la société EDAP-TMS, la technique des ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) marque un tournant dans la prise en charge des formes sévères de la maladie. Expérimentée dès 2015, elle est désormais utilisée en routine à Lyon, faisant de la capitale des Gaules le premier centre au monde à déployer ce traitement à grande échelle.
Un traitement sans chirurgie, rapide et efficace
Adaptée par le professeur Gil Dubernard, cette technologie initialement conçue pour le cancer de la prostate permet de cibler précisément les zones touchées. Résultat : une intervention rapide, sans opération lourde, incision ou cicatrice et avec un retour à domicile le jour même. Les patientes constatent une nette diminution des douleurs, sans impact sur leur fertilité. Une révolution pour une maladie qui touche une femme sur dix en âge de procréer.
Testée sur plus de 140 patientes, la méthode a franchi un cap décisif en mars 2025 avec l’obtention de la certification européenne. Une validation qui confirme son efficacité et sa sécurité, et qui positionne Lyon comme un acteur clé de l’innovation médicale. Dès cette année, une centaine de patientes pourront bénéficier de ce traitement chaque année au sein des Hospices Civils de Lyon.
Une reconnaissance scientifique et médicale internationale
Depuis 2024, près de 1 000 patientes sont accueillies chaque année dans des structures spécialement conçues pour traiter l’endométriose. L’objectif : proposer un suivi complet, du diagnostic au traitement, dans un cadre adapté et humain. Cette approche globale renforce encore l’impact de cette innovation.
Déjà utilisée contre le cancer de la prostate, la technique HIFU confirme son potentiel. Les Hospices Civils de Lyon ne sont pas novices en la matière. Pionniers depuis plus de 25 ans sur cette technologie, ils voient aujourd’hui son utilisation reconnue à plus grande échelle, notamment avec un remboursement par l’Assurance maladie depuis janvier 2026 pour certaines indications.
Source : Lyon Capitale
