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Fermé depuis plus de 10 ans, ce bâtiment mythique de Lyon va rouvrir en septembre

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Antoine Lebrun

Après plus d’une décennie à l’abandon, le Chalet du parc de la Tête-d’Or s’apprête à renaître dans une version radicalement transformée, tournée vers la transition écologique. Exit le bâtiment vieillissant des années 60 : place à une architecture boisée, plus douce, plus en phase avec son environnement. Situé au bord du lac, ce lieu emblématique de Lyon change de peau pour devenir un véritable “tiers-lieu” nouvelle génération, à mi-chemin entre espace culturel, restaurant et laboratoire d’idées vertes.

Derrière cette transformation, un chantier ambitieux lancé en 2025, avec désamiantage, gros œuvre et réhabilitation lourde. L’idée ? Conserver l’âme du lieu tout en le projetant dans le futur. Les matériaux d’origine sont réemployés, comme les marches en pierre réintégrées dans un nouvel escalier central. Un clin d’œil au passé dans un décor résolument tourné vers demain.

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© Youse, LFA et Charlotte Vergély, Filippo Bolognese

Un bâtiment qui produit plus qu’il ne consomme

Le nouveau Chalet du Parc ne sera pas seulement beau, il sera aussi exemplaire sur le plan énergétique. Avec 600 m² de panneaux photovoltaïques sur le toit, une isolation biosourcée et une façade intelligente capable de réguler naturellement la température, le bâtiment vise un objectif clair : produire plus d’énergie qu’il n’en consomme. Même logique côté eau, avec un système innovant de recyclage des eaux usées issues des cuisines, permettant de retraiter jusqu’à 3 m³ par jour. Une approche pionnière qui positionne le lieu comme un modèle de sobriété à l’échelle européenne.


© Youse, LFA et Charlotte Vergély, Filippo Bolognese Imag...

Cuisine antigaspi et lieu culturel nouvelle génération

À l’intérieur, c’est La Fabuleuse Cantine qui prendra les commandes avec une promesse simple : bien manger sans gaspiller. Au menu, une cuisine bio, locale et de saison, élaborée à partir d’invendus récupérés auprès de producteurs situés à moins de 80 km. Dans l’assiette, des plats sains entre 10 et 15 euros, servis en mode self-service, avec en bonus une offre street food à emporter. Le tout dans un cadre entièrement aménagé en économie circulaire. Même les équipements de cuisine sont reconditionnés. Oui, même les boissons joueront le jeu avec zéro bouteille importée. On est clairement sur une révolution douce mais déterminée.

Au-delà de l’assiette, le Chalet du Parc veut devenir un hub culturel et pédagogique incontournable à Lyon. Porté notamment par la Fondation GoodPlanet, le lieu proposera expositions, résidences d’artistes et événements toute l’année. La première expo, signée Yann Arthus-Bertrand et Hervé Le Bras, promet déjà une plongée dans la diversité française. Et pour aller encore plus loin, un “serious game” immersif baptisé “Mission forêt” invitera les visiteurs à résoudre des énigmes pour sensibiliser à la protection des écosystèmes.

Un projet à 9 millions d’euros pour relancer un lieu mythique

Avec près de 9 millions d’euros investis, le Chalet du Parc s’offre une seconde vie ambitieuse, à la croisée de l’écologie, de la culture et de la convivialité. L’objectif est clair : attirer jusqu’à 300 000 visiteurs par an et séduire une nouvelle génération en quête de sens. Après avoir accueilli de grandes figures de la gastronomie lyonnaise depuis le XIXe siècle, ce lieu chargé d’histoire s’apprête à écrire un nouveau chapitre. Et spoiler : il pourrait bien devenir l’un des spots les plus inspirants de Lyon.


Source : Tribune de Lyon