Les Grands Thermes de Châtel-Guyon ont été choisis parmi les 18 sites emblématiques du Loto du patrimoine 2026. Une distinction qui sonne comme une bouffée d’oxygène pour cet édifice construit en 1908 et fermé depuis plus de vingt ans. Situé à Châtel-Guyon, ce monument historique, autrefois haut lieu du thermalisme français, va bénéficier d’un soutien financier crucial pour entamer sa restauration.
Un chef-d’œuvre architectural en péril
Imaginé par Benjamin Chaussemiche, le bâtiment impressionne par son esthétique unique mêlant inspirations antiques et influences auvergnates. À l’intérieur, le spectaculaire hall de 9 mètres de haut, surnommé la « cathédrale thermale », et ses mosaïques raffinées témoignent du prestige passé du lieu. Mais derrière cette beauté, la réalité est plus fragile : infiltrations d’eau et dégradations menacent aujourd’hui la structure.

Estimée à 1,2 million d’euros, la première phase des travaux vise à sécuriser et protéger le bâtiment. L’objectif est de le mettre hors d’eau et de restaurer certaines parties emblématiques, comme l’atrium central, fermé depuis les années 1960. Cette réouverture permettra de redonner lumière et respiration à cet espace monumental, tout en se rapprochant de son état d’origine.
Une renaissance culturelle à l’horizon 2028
Le montant exact de la dotation sera dévoilé en septembre, mais l’enjeu est déjà colossal pour la commune. Pour la municipalité, cette sélection représente une opportunité rare de relancer un site patrimonial majeur. Un soutien d’autant plus précieux que la restauration complète nécessitera des investissements importants sur plusieurs années.

Si tout se déroule comme prévu, les travaux débuteront en 2027 pour une réouverture envisagée en 2028. À terme, les Grands Thermes ne retrouveront pas leur vocation médicale, mais deviendront un lieu de vie culturel, accueillant expositions, visites et événements. Une seconde vie pour ce monument iconique, prêt à écrire un nouveau chapitre entre mémoire et modernité.
