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Lille figure parmi les villes de France où l’on envisage le plus de démissionner

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Valentine Ballot

Selon une étude menée par JobLeads, plateforme internationale d’aide à la recherche d’emploi, la capitale des Flandres se classe 6 des villes françaises où l’on envisage le plus de démissionner, devant Bordeaux, Rouen ou Besançon. Un signal révélateur d’un malaise professionnel qui dépasse largement le simple ras-le-bol passager. Derrière ce classement, ce sont des milliers de recherches en ligne liées à la démission, aux démarches administratives et à la reconversion qui ont été passées au crible sur une période allant de novembre 2023 à 2025. Et à Lille, les chiffres parlent d’eux-mêmes.

À Lille, une envie de tourner la page de plus en plus visible

Dans la métropole lilloise, l’étude recense en moyenne plus de 11 000 recherches mensuelles liées à la démission, dont plusieurs centaines concernant directement les démarches pour quitter un emploi. À cela s’ajoutent des recherches liées à l’aide post-démission et à la santé mentale, des indicateurs indirects mais révélateurs d’un questionnement profond chez les actifs.

Un phénomène qui touche particulièrement les grandes villes, où les carrières sont souvent plus mobiles, mais aussi plus exigeantes. Lille, avec sa forte population jeune, son tissu économique dense et son marché de l’emploi concurrentiel, concentre tous ces ingrédients.

Un marché de l’emploi dynamique, mais sous pression

Si Lille se hisse aussi haut dans ce classement (score de 7,14 sur 10), ce n’est pas un hasard. La ville bénéficie d’un marché de l’emploi attractif, notamment dans les secteurs du numérique, du commerce ou des services. Mais cette dynamique s’accompagne aussi d’une pression accrue : salaires parfois en décalage avec le coût de la vie, intensification du travail, quête de sens plus marquée.

Comme le souligne l’étude, les métropoles où l’on observe le plus d’envies de démissionner sont aussi celles où les exigences économiques et professionnelles pèsent le plus lourd, poussant certains salariés à envisager reconversion, mobilité ou pause professionnelle.

Lille dans le top 10 des villes où l’on veut le plus démissionner

Dans le classement établi par JobLeads, Lille se place juste derrière des villes comme Mulhouse ou Nancy, mais devant plusieurs grandes agglomérations françaises.
Mulhouse arrive en tête, suivie de Nancy et Argenteuil. Viennent ensuite Caen et Saint-Denis. Lille se classe 6, devant Bordeaux, Rouen et Besançon, tandis que Strasbourg et Montreuil ferment la marche du top 10.

À l’inverse, certaines villes comme Marseille, Toulon ou Annecy apparaissent comme celles où l’envie de démissionner est la plus faible.

Un signal à ne pas ignorer

Au delà de ce simple classement, cette étude met en lumière une tendance de fond : la remise en question du rapport au travail, particulièrement forte dans les grandes villes comme Lille. Si l’envie de démissionner ne mène pas toujours à un départ effectif, elle traduit un besoin de changement, d’équilibre ou de sens que de plus en plus d’actifs osent formuler.

Etude menée par jobleads