Dix ans d’attente, des pannes, des tests à répétition, des grèves en toile de fond, et puis ce samedi, à 12h, les portes se sont ouvertes. À 4 Cantons Stade Pierre-Mauroy, la foule s’est pressée pour monter dans la toute première rame BOA mise en service sur la ligne 1 du métro lillois. Ambiance inauguration XXL, entre curiosité et soulagement.
Des rames de 52 mètres (et ça se sent)
Première impression : l’espace. Les nouvelles rames Alstom font 52 mètres de long et sont d’un seul tenant, sans cloison entre les voitures, d’où leur nom de rames BOA. En bref : une circulation plus fluide, une sensation d’ouverture, et moins d’effet “boîte à sardines” aux heures de pointe. La ligne 1 du métro de Lille gagne ainsi 13 % de capacité dès les premières mises en service, avec cinq rames déjà en circulation. Dix autres doivent suivre dans les prochaines semaines, pour atteindre 42 rames d’ici 2028. À bord, l’ambiance est clairement plus moderne : éclairage plus doux, signalétique numérique, annonces sonores plus claires. Certains voyageurs parlaient même d’odeur de neuf.
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Un nouveau pilote automatique (et un pari technologique)
Ces nouvelles rames s’accompagnent aussi d’un nouveau système de pilotage automatique, déployé depuis fin 2024. Une première mondiale en exploitation sur un réseau existant, selon la Métropole européenne de Lille. Objectif : améliorer la régularité et augmenter la capacité globale du réseau. La MEL évoque à terme une hausse de capacité pouvant aller jusqu’à 50 % sur la ligne 1, axe stratégique entre Villeneuve-d’Ascq, Lille et Lomme. On ne va pas se mentir : les tests du pilote automatique ont été mouvementés ces derniers mois. Pannes, interruptions, ajustements… Les élus parlent désormais d’un système éprouvé. Reste à voir comment il tiendra dans le rush du lundi matin.
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Une réponse à la saturation du métro lillois
Avec plus de 200 000 voyageurs par jour sur la ligne 1, le métro de Lille arrivait à saturation. Ces nouvelles rames étaient devenues indispensables. Moins de bruit au roulement, plus d’accessibilité, meilleure circulation intérieure… Pour les personnes claustrophobes ou simplement fatiguées des trajets compressés, le changement est tangible.
La mise en service s’effectue progressivement, sans interruption totale du trafic. Les anciennes rames cohabitent encore avec les nouvelles. Autrement dit : vous pouvez tomber sur une BOA… ou pas (encore).
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