Quand l’hiver s’installe en Côte-d’Or et que le thermomètre menace de passer en négatif, une question fondamentale s’invite dans toutes les discussions : quelle fondue qu’on se fait ce soir ? Entre la fondue au fromage (la francomtoise qui fait fondre les cœurs), la fondue au vin (la vigneronne, légère mais pleine de caractère) et la fondue à l’huile (la bourguignonne, solide comme un pilier de bistrot), le match est serré. Alors, laquelle mérite la pole position pour une soirée entre amis ? On te donne les recettes, puis on tranche. Enfin… presque.
La fondue au fromage : la valeur sûre venue tout droit des montagnes du Jura
C’est la reine du cocooning, la star des soirées glaciales : la fondue au Comté, emblème absolu des Montagnes du Jura. Pas de fantaisie inutile ici : juste du Comté affiné, du bon vin blanc et un caquelon qui crépite. C’est simple, chaleureux, efficace, exactement ce qu’on veut quand Dijon frôle le zéro degré.
La recette authentique, version jurassienne
Commence par couper ton Comté en petits cubes, idéalement un mélange d’âges (6 mois pour la douceur, 12 ou 18 mois pour le caractère ; le duo gagnant). Frotte ton caquelon avec une gousse d’ail, puis verse un généreux fond de vin blanc sec du Jura. Fais chauffer doucement, puis ajoute progressivement les cubes de Comté en remuant en forme de “8” pour garantir une texture lisse et brillante.
Une fois la fondue homogène, ajoute un trait de kirsch si tu veux jouer la carte 100 % tradition. Serre la flamme du réchaud, pose la table et croise les doigts : celui qui perd son morceau de pain, paie le prochain verre, c’est la règle.

La fondue au vin : la plus légère, mais pas la moins gourmande
Moins connue mais redoutablement efficace, la fondue vigneronne repose sur un bouillon à base de vin rouge, agrémenté d’aromates. Ici, pas de gras : chacun plonge des morceaux de viande qui cuisent directement dans le liquide parfumé.
La recette
Dans le caquelon, fais chauffer du vin blanc sec avec des échalotes, un bouquet garni, un peu de poivre et un cube de bouillon pour relever l’ensemble. Une fois frémissant, chacun y plonge des lamelles de poulet, de dinde ou de veau. Le résultat est tendre, parfumé, plus léger qu’une raclette et parfait pour les potes qui veulent “faire attention” sans renoncer au plaisir.

La fondue à l’huile : la bourguignonne qui en impose
Ici, on ne parle plus de légèreté : la fondue bourguignonne, c’est l’option des gourmand(es) assumé(es) On chauffe de l’huile et on y plonge des morceaux de bœuf.
La recette
Fais chauffer un litre d’huile neutre jusqu’à ce qu’elle soit bien chaude, mais pas fumante. Chaque invité pique un morceau de bœuf, le plonge et attend qu’il dore. À côté, prépare une panoplie de sauces : tartare, bourguignonne, poivre, échalotes… c’est la fête.

Alors, quelle fondue choisir pour une soirée entre potes à Dijon ?
Soyons honnêtes : impossible de déclarer un vainqueur. La fondue au fromage remporte le prix du réconfort, la fondue vigneronne celui de la légèreté aromatique, et la fondue bourguignonne celui de la convivialité carnée. Tout dépend de ton mood. Tu veux une soirée cocooning ? Fromage. Une soirée où personne ne roule jusqu’à la sortie ? Vigneronne. Une soirée franchement carnée avec débats jusqu’à 2h du mat ? Bourguignonne.
Le vrai gagnant, au fond, c’est le caquelon. Et les potes avec qui tu partages la table.
