Dijon, on l’aime pour son art de vivre et son terroir. Mais comme toute ville qui attire touristes et étudiants, elle compte aussi son lot de plans un peu survendus, vendus comme incontournables et souvent décevants une fois testés. Menus bourguignons format carte postale, brunchs plus photogéniques que gourmands, soirées toujours bondées… L’idée n’est pas de tout critiquer, mais de mettre en lumière ce qui est devenu surcoté, pour redécouvrir Dijon autrement, loin du bruit d’Instagram.
Les plaisirs dijonnais parfois attrape-touristes
Commençons par les fameux menus “bourguignons” affichés en gros caractères à deux pas des spots touristiques. Bœuf bourguignon, œufs en meurette, escargots… sur le papier, tout y est. Dans l’assiette, en revanche, c’est souvent une autre histoire. Portions standardisées, recettes édulcorées et prix qui grimpent plus vite que la moutarde au nez.
Même combat pour certains restaurants de la place de la Libération (heureusement pas tous !). L’adresse est magnifique, c’est indéniable. Mais côté cuisine, on a parfois l’impression de régler l’addition pour la vue sur le Palais des Ducs plutôt que pour ce qu’il y a dans l’assiette. Résultat : des plats corrects sans plus, à des tarifs qui font un peu mal, surtout quand on connaît les belles tables planquées à quelques rues de là.
Et puis il y a ces ateliers d’initiation œnologique vendus comme des expériences pointues. En réalité, on se retrouve souvent avec des explications très basiques, trois gorgées de vins oubliables et une addition salée. Boire du mauvais vin en Bourgogne, avouons-le, ça frôle le sacrilège.

Instagram, soirées étudiantes et fausses bonnes affaires
Dijon n’échappe pas à la vague des brunchs ultra-instagrammables. Avocado toast millimétré, pancakes empilés, fleurs séchées sur la table… C’est joli, très joli même. Mais à 28 euros l’assiette, avec un goût parfois franchement quelconque, le plaisir retombe vite. On ressort avec une belle photo, mais rarement avec l’envie d’y revenir pour manger.

Du côté de la vie nocturne, les soirées étudiantes trop connues font aussi partie du décor. Toujours les mêmes boîtes autour de la place de la République, toujours la même playlist tiède, des files d’attente interminables et une salle bondée où respirer devient un sport. Ça fait le job une fois, mais passé l’effet nouveauté, l’ennui guette sévèrement.
Ajoutons à cela les burgers dits “gastro” à 20 euros, souvent très bons sur le papier, beaucoup moins mémorables en bouche. Bun brioché, steak haché épais, cheddar affiné… mais sans réelle prise de risque ni explosion de saveurs. À ce prix-là, on s’attend à autre chose qu’un burger simplement “correct”.
Et enfin, le grand classique : les happy hours mensongers. Ceux qui promettent des prix doux, mais uniquement sur une bière tiède ou un cocktail basique, pendant une fenêtre horaire minuscule.
