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Top 10 des animaux cachés dans les rues de Dijon

undefined undefined 4 octobre 2026 undefined 18h45

La Rédac'

Quand on arpente les rues du centre historique, il suffit parfois de lever les yeux pour découvrir un véritable bestiaire caché. Sculptés dans la pierre, installés sur des façades ou dissimulés dans des détails architecturaux, ces animaux racontent chacun une petite partie de l’histoire de Dijon.

La chouette, l’animal star de Dijon

Impossible de commencer ailleurs. Installée sur un contrefort de l’église Notre-Dame, la petite chouette en pierre est devenue le symbole absolu de Dijon. Depuis des générations, les visiteurs la caressent de la main gauche, du côté du cœur, pour faire un vœu. Son origine exacte reste mystérieuse : certains y voient une chouette représentant la sagesse ou encore une signature laissée par un sculpteur médiéval. Une chose est sûre : après plusieurs siècles et des milliers de caresses, elle est devenue l’un des animaux les plus célèbres de Bourgogne.

Mais saviez-vous qu’il existe de nombreuses autres sculptures de chouette cachées dans Dijon, ainsi qu’une réplique de la célèbre chouette de Notre-Dame ?

La salamandre, l’ennemie de la chouette

Après la chouette, Notre-Dame réserve un autre animal mystérieux : la salamandre.

Selon la tradition dijonnaise, après avoir caressé la chouette pour faire un vœu, il ne faudrait surtout pas croiser le regard de la salamandre… au risque de voir son souhait disparaître. Une légende qui ajoute encore un peu de mystère à ce duo d’animaux emblématiques de Dijon.

Le chat perché de la maison Millière

À quelques pas de la chouette, un autre animal emblématique surveille les passants. Perché sur le chien-assis de la Maison Millière, un chat noir en faïence semble observer la rue avec un certain dédain, tournant fièrement le dos aux visiteurs et dressant sa queue vers le ciel. Mefiez-vous en ! Après avoir confié votre voeu à la chouette, mieux vaut éviter de croiser son regard : ce félin pourrait bien porter malheur à votre souhait.

Le Grand-duc, gardien des souhaits

Toujours perché sur le toit de la maison Millière, le Grand Duc en fayence participe également au rituel de la chouette. Cet oiseau de nuit, symbole de sagesse et de mystère, serait ainsi le gardien discret de vos vœux, accompagnant les souhaits des visiteurs jusqu’au ciel après leur passage auprès de la célèbre chouette dijonnaise.

L’ours blanc de Pompon, la mascotte du jardin Darcy

Difficile de passer par le jardin Darcy sans remarquer l’imposant ours blanc. Cette sculpture rend hommage au sculpteur bourguignon François Pompon, célèbre notamment pour ses animaux aux formes épurées. Devenu une véritable mascotte du jardin, l’ours attire autant les enfants que les amateurs d’art venus découvrir cette œuvre emblématique.

Les grenouilles de la fontaine Jeunesse, les petites stars de la place Darcy

Impossible de passer par la place Darcy sans apercevoir les petites grenouilles de cette fontaine emblématique. Plus connue sous le nom de fontaine aux grenouilles, cette œuvre réalisée en 1904 par le sculpteur Max Blondat représente trois enfants penchés au-dessus d’un bassin, fascinés par trois grenouilles qui semblent leur répondre. L’histoire raconte que l’artiste se serait inspiré d’une scène observée au bord de l’Yonne : trois enfants captivés par ce qu’ils apercevaient dans l’eau. Il décide alors de transformer ce moment simple de curiosité en une sculpture pleine de poésie.

Aujourd’hui, ces petites grenouilles en bronze sont devenues un détail incontournable de la place Darcy… et un nouvel animal à ajouter au bestiaire dijonnais !

Les coqs de la Poste Grangier, perchés au-dessus de la ville

Dominant la place Grangier depuis le sommet du bâtiment de la Poste, deux coqs se faisant face veillent discrètement sur les passants. Si beaucoup de Dijonnais connaissent la façade imposante de l’édifice, peu prennent le temps de lever les yeux pour remarquer ce détail architectural. Symbole traditionnel de la France, cet animal est souvent associé aux bâtiments publics et rappelle l’importance des emblèmes dans l’architecture républicaine.

Les lions de l’hôtel Legouz de Gerland, les gardiens de pierre

Dijon possède plus de 70 hôtels particuliers, et certains cachent de véritables trésors sculptés. Sur la façade de l’hôtel Legouz de Gerland, les éléments décoratifs rappellent le prestige de cette ancienne demeure. Parmi eux, des lions sculptés donnent à l’édifice une allure majestueuse. Dans l’architecture, le lion est souvent associé à la puissance, au courage et à la noblesse : un symbole parfaitement adapté à un hôtel particulier.

Les chimères de Notre-Dame, le bestiaire fantastique de Dijon

Si on les appelle souvent les « gargouilles » de Notre-Dame, ces impressionnantes sculptures sont en réalité des chimères. Contrairement aux véritables gargouilles qui servent à évacuer l’eau des toitures, ces créatures de pierre ont uniquement une fonction décorative. Sur la façade de l’église, on retrouve 51 chimères représentant des personnages, des animaux et des monstres fantastiques. Ajoutées lors de la grande restauration du XIXᵉ siècle, elles donnent aujourd’hui à Notre-Dame de Dijon son allure si reconnaissable.

Parmi ce bestiaire de pierre, certaines figures semblent tout droit sorties d’un monde imaginaire : de quoi rappeler qu’à Dijon, même les monstres ont leur place dans les rues de la ville.

Les animaux de l’Arquebuse, un zoo à ciel ouvert

Le jardin de l’Arquebuse ne cache pas seulement des plantes et des espèces vivantes : il abrite aussi tout un petit bestiaire sculpté. Au détour des allées, les visiteurs peuvent croiser plusieurs animaux de pierre, dont un éléphant qui semble avoir trouvé sa place au cœur de ce jardin botanique dijonnais. Ces sculptures participent à l’ambiance particulière du lieu, où art, nature et découverte du vivant se mélangent. Entre statues, jardins botaniques et collections du Muséum d’histoire naturelle situé sur place, l’Arquebuse est un véritable hommage à la biodiversité.

Chouettes, chats, ours, grenouilles ou créatures fantastiques… les animaux présentés ici ne sont qu’une petite partie du bestiaire dijonnais. La ville cache encore de nombreux détails animaliers, parfois bien visibles, parfois beaucoup plus discrets.

Alors la prochaine fois que vous flânerez dans les rues de Dijon, n’oubliez pas de lever les yeux : la ville pourrait bien vous dévoiler de nouveaux compagnons de pierre.