Un homme en pyjama devant la Gare St-Jean

Mardi 29 octobre un homme vêtu d'un pyjama a été aperçu devant la Gare St-Jean. Derrière cette action rigolote se cache un mouvement citoyen qui lutte contre la disparition des intercités de nuit. 

Cet homme en pyjama c'est Pierre Dulbecco, le représentant girondin du mouvement citoyen Oui au train de nuit. Mardi 29 octobre, il était devant la Gare St-Jean pour lutter contre la supression des intercités de nuit. En effet depuis le mois d'octobre, sur ordre du ministre des transports,  le réseau nocturne disparait.

Pourtant sur le site de la SNCF, les 12 lignes de nuit sont toujours annoncées. Mais si on regarde la page de plus près seulement 8 sont actives.. et dans les faits, seules 4 lignes sont encore en service.



Le sujet a été pris très au sérieux en Occitanie. Aussi, dès le mois d'aril, un mouvement s'organise. À sa tête : 4 Perpignanais, usagers des lignes de nuit et sensibles à la cause écologique. Ensemble ils lancent la pétition "Oui au train de nuit !",  signée par plus de 11 300 personnes à ce jour.

Leurs arguments tiennent la route! Pour plus de cohérence avec notre politique écologique, ils appellent le gouvernement à encourager le transport ferroviaire, plutôt que routier ou aérien. Leur plaidoyer insiste aussi sur le fait que les lignes de nuit sont moins chères que leurs versions diurnes et facilitent les déplacements des travailleurs au quotidien. Mais surtout, ces trains relient des petites communes rurales parfois oubliées par le TGV.

Soutenu par des élus locaux, le collectif présente cet argumentaire en juillet dernier à Paris. Au même moment, le mouvement gagne une bonne partie de la France et même un bout d'Autriche, desservi par ces lignes.

Depuis le 24 novembre, le combat s'est intensifié. Des citoyens -pas toujours en pyjama- se mobilisent pour conserver ce réseau feroviaire nocturne.
  
Tarbes