Météo : Les fortes chaleurs annoncent-elles un été caniculaire ?

Fortes chaleurs, déficit en eau, nappes souterraines basses, précipitations inférieures à la moyenne… Pendant cette période de chaleur qui traverse la France, à la fois précoce et durable, les experts font le bilan et il est inquiétant. 

À l’heure où vous êtes en train de lire ces lignes, vous êtes peut-être déjà face à un ventilateur, la main greffée à votre bouteille d’eau. Cette semaine, il va faire très très chaud alors que l’été n’a pas encore été proclamé officiellement.

Un article du Monde alerte ce mardi 10 mai sur les conséquences de la hausse des températures attendues cette semaine, jusqu’à 9°C supérieures aux normales de saison, par rapport aux moyennes observées entre 1981 et 2010. Que faut-il craindre de ces chaleurs précoces ? Un risque de sécheresse élevé et un déficit en eau. 

Pendant cet épisode caliente “mais pas caniculaire” selon Tristan Amm, prévisionniste à Météo-France, on attend des pointes à 30 ºC du côté de Agen, Clermont-Ferrand, Bordeaux, Montauban, Toulouse ou Lyon.  Dès jeudi et vendredi vous pourrez avoir un peu de répit grâce à une légère baisse du thermomètre. Mais ne criez pas victoire trop vite : dès ce week-end, le mercure va effectuer une petite remontada.

Des vagues de chaleur beaucoup plus fréquentes

Si ces chaleurs surviennent assez tôt dans l’année, elles n’indiquent pas que l’été sera chaud pour autant, comme l’explique Météo-France : "il s'agit d’un épisode de chaleur remarquable par sa précocité, sa durabilité et son étendue géographique. Le mois de mai est un mois de printemps où on peut à la fois enregistrer les dernières gelées en plaine et observer les premières fortes chaleurs en plaine.” 

Les seules certitudes que les experts peuvent avancer en revanche, c’est que la sécheresse sera bien présente et qu’avec le changement climatique, ces vagues de chaleurs deviendront beaucoup plus fréquentes. Il y a donc fort à parier que le scénario estival plus sec et plus chaud que la normal est en train de se dessiner. 

Au début du mois d’avril, le Bureau de recherches géologiques et minières a constaté que la majorité des nappes souterraines étaient modérément ou fortement basses, à la veille de leur vidange du printemps, à cause d’un hiver très peu pluvieux. Globalement, entre septembre 2021 et mars 2022, les précipitations sont inférieures à la moyenne. 

Ces constats inquiétants font écho au dernier rapport du GIEC paru début avril, qui a tiré la sonnette d’alarme. D’ici 2025, il faut que nous ayons inversé la courbe des émissions de gaz à effet de serre et qu’elles plafonnent, ou il sera trop tard pour respirer dans un monde viable.

 

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