Bordeaux, dessinée délicatement à la peinture à l'huile

  • Juliette A
  • Pop Culture
  • Publié le 3 Février 2020 à 12h41

Parmi les artistes incontournables de notre ville, Anouk Sarr, une jeune dessinatrice qui peint notre ville avec délicatesse et volupté, sous tous les angles. Une peintre green qui voit la vie en bleu. Portrait ! 

Elle s'appelle Anouk Sarr. Elle est titulaire d’un Master Recherche Arts plastiques délivré par l’université Michel de Montaigne, Bordeaux. Elle a enseigné les arts plastiques en atelier et
dans une école internationale située à Bordeaux. Et ses toiles font un succès sur la toile !

Peut-être les avez-vous déjà vu passer sur Instagram ? Chacune de ses œuvres est estampillée par un cachet non pas de de La Poste mais "CHECKED, Anouk Sarr". Les toiles sont réalisées à la peinture à l'huile. La technique utilisée est inspirée du fameux "Sfumato" de la renaissance. Il s'agit de superposer des couches de peinture tout en transparence. Ce procédé est long car il demande à laisser sécher la toile " en surface" pour la retravailler plus tard. Il faut généralement à l'artiste entre 1 et 3 mois pour peindre une toile. Puis vient le séchage du tableau terminé qui dure en moyenne 6 semaines car Anouk ne peint que rarement en épaisseur. 

Une peintre qui se met au vert ! 

Non seulement artiste-peintre, Anouk peut également se targuer d'être une écolo dans l'âme. Et pour cause, il y a une véritable démarche écoresponsable dans sa façon de faire. Parée de ses pinceaux en poils synthétiques, mais jamais d'origine animale (ni poils de porc, ni petit gris.), même les récipients où poser la peinture sont choisis avec une conscience éthique. Les solvants utilisés en atelier sont eux aussi tous d'origine naturelle. Anouk nous confie : "J'ai commencé à peindre à l'huile quand j'attendais mon premier enfant. Il m'a fallu immédiatement trouver une méthode douce et non polluante, sans risque à l'inhalation. Aujourd'hui, l'huile de lin et le savon noir sont mes meilleurs alliés". 



Des œuvres célestes

Pour réaliser ses œuvres, la brunette au caractère (et pinceau) bien trempé arpente la ville et ses environs. Chaque spot devient le théâtre d'une scène inspirante. Des plus classiques, aux plus insolites, elle puise son inspiration dans la rue. Là où les passants marchent, jouent, s'embrassent, roulent, skatent, discutent, fument, rient, songent, débattent, observent, conduisent ... Mais quand on observe de plus près, le ciel est un élèment qui revient systématiquement dans chacune des toiles. On peut parler de paysages célestes.
Elle précise : "Des plus beaux monuments bordelais, j’ai élargi le panorama, et suis revenue à mes premiers amours : le vignoble des Graves et ses environs". Le patrimoine architectural local est en fait utilisé comme support pour peindre les cieux. Celle qui a les pieds sur Terre mais la tête dans les étoiles exposera à la Sum Art Gallerie (quartier Gambetta, à Bordeaux) dès le mois de juin lors d'une série « Les Cieux du Patrimoine bordelais ».

 

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