L’Agence régionale de santé (ARS) appelle donc à une vigilance renforcée, notamment face aux symptômes et aux risques liés aux piqûres de moustiques.
Au moins 5 cas confirmés en Gironde
L’ARS a été informée ces derniers jours de plusieurs signalements de cas humains d’infection autochtone au virus West Nile, aussi appelé virus du Nil occidental. À ce jour, au moins 5 cas humains confirmés ont été identifiés en Gironde d'après le dernier point datant du 21 septembre. Ces premières détections dans la région témoignent d’une circulation locale du virus. Plusieurs cas équins ont également été signalés.
Le virus West Nile est principalement présent chez les oiseaux. Il est transmis par des moustiques du genre Culex, également appelés moustiques communs, qui se contaminent en piquant des oiseaux infectés.
Une circulation qui gagne de nouveaux territoires
La présence du virus West Nile s’étend progressivement en France hexagonale avec 116 cas recensés. En 2025, 62 cas humains autochtones avaient été identifiés dans six régions françaises, notamment en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, mais aussi, pour la première fois, en Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et Normandie. Aujourd'hui, on compte 120 cas à travers le pays. À noter : plusieurs cas détectés dans une même zone et sur une même période ne signifient pas nécessairement que les personnes se sont contaminées entre elles. L’humain et le cheval sont en effet considérés comme des « impasses épidémiologiques » : ils ne permettent pas de transmettre ensuite le virus à un moustique.
Quels sont les symptômes ?
Dans environ 80% des cas, l’infection ne provoque aucun symptôme. Lorsqu’elle se manifeste, elle peut toutefois ressembler à un syndrome grippal, avec notamment de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires ou parfois une éruption cutanée. Plus rarement, environ 1% des infections peuvent entraîner des complications neurologiques comme une méningite ou une encéphalite. L’apparition brutale d’une fièvre, notamment lorsqu’elle s’accompagne de signes neurologiques ou de troubles du comportement, doit conduire à consulter rapidement un professionnel de santé.
Comment limiter les risques ?
Le moustique Culex est largement présent en France métropolitaine et se montre principalement actif en soirée et durant la nuit. Pour limiter les piqûres, plusieurs gestes simples sont recommandés : porter des vêtements couvrants et amples en fin de journée, installer des moustiquaires aux fenêtres et utiliser, si nécessaire, des répulsifs sur les zones de peau découvertes. Il est également conseillé de limiter les eaux stagnantes autour des habitations en vidant régulièrement les seaux, arrosoirs et autres récipients susceptibles de servir de gîtes larvaires.
L’ARS poursuit de son côté la surveillance de la situation avec les autorités sanitaires et les acteurs de la santé animale. Pour la population, la vigilance repose surtout sur la prévention des piqûres et la consultation d’un professionnel de santé en cas de symptômes évocateurs.
