Face à la multiplication des interventions liées à l'ivresse publique, la municipalité de Saintes a décidé de durcir le ton. Dès le 1er juillet, les personnes provoquant un trouble à l'ordre public en état d'ébriété devront s'acquitter d'une facture pouvant atteindre 300€, contre 150€ actuellement.
Une amende doublée pour couvrir les frais de police
Adoptée lors du conseil municipal du 30 avril dernier, cette évolution prévoit de conserver l'amende actuelle de 150€ tout en y ajoutant 150€ supplémentaires destinés à couvrir les frais engagés par la ville.
Selon la municipalité, ces coûts correspondent aux déplacements des policiers municipaux vers l'hôpital puis vers le commissariat, voire jusqu'à Royan lorsque les cellules de dégrisement de Saintes sont saturées. Depuis le début de l'année, une 15aine d'interpellations pour ivresse sur la voie publique ont déjà été recensées dans la commune.
Préserver la tranquillité publique de Saintes
Pour le maire de Saintes, Bruno Drapron, cette mesure vise avant tout à responsabiliser les auteurs des troubles. La municipalité estime que ces interventions mobilisent inutilement les forces de l'ordre, qui ne peuvent alors plus assurer leurs missions habituelles sur le terrain. Le montant supplémentaire a été calculé sur la base d'environ 1h30 de travail pour deux policiers municipaux.
La ville insiste toutefois sur un point : seules les personnes en état d'ivresse manifeste causant un trouble à l'ordre public sont concernées. Une personne simplement alcoolisée mais ne perturbant pas l'espace public ne sera pas sanctionnée.
Une mesure qui divise
Si certains habitants saluent une décision destinée à renforcer la sécurité et la tranquillité dans l'espace public, d'autres s'interrogent sur son efficacité. L'opposition municipale dénonce notamment une mesure jugée « socialement injuste », estimant que la problématique relève davantage de la santé publique que de la sanction financière.
