velvet-train

Velvet, cette nouvelle compagnie ferroviaire qui veut concurrencer la SNCF sur la ligne Paris Bordeaux

undefined undefined undefined 08h30

undefined undefined undefined 08h33

La Rédac'

La carte des transports ferroviaires se redessine. Après Trenitalia et Renfe, un nouvel acteur s’apprête à entrer en gare : Velvet, marque commerciale du groupe Proxima, qui veut concurrencer la SNCF sur plusieurs lignes stratégiques, dont Paris-Bordeaux.

Le 22 avril 2026, l’entreprise a présenté sa toute première rame sortie des ateliers Alstom de La Rochelle : un TGV nouvelle génération vert foncé, pensé pour desservir Bordeaux, mais aussi Nantes, Rennes et Angers à partir de 2028.

Velvet annonce 3 grandes lignes pour démarrer

Velvet commencera avec trois axes majeurs : Paris-Bordeaux, Paris Angers-Nantes et Paris-Rennes. Au total, 12 rames Avelia Horizon (les mêmes que les futurs TGV M de la SNCF) ont été commandées. L’objectif affiché est clair : proposer 10 millions de places supplémentaires par an sur ces lignes très demandées.

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Velvet (@velvet.train)


Selon l’entreprise, près de 15% des voyageurs souhaitant prendre un TGV sur la façade atlantique renoncent aujourd’hui faute de places disponibles. Ce chiffre pourrait grimper à 25% d’ici 2028 si rien n’est fait.

Une concurrence qui pourrait faire baisser les prix

Velvet assure ne pas vouloir casser les prix façon low cost, mais proposer une alternative de qualité. L’arrivée de nouveaux opérateurs a déjà montré ses effets ailleurs : sur la ligne Paris-Lyon, l’arrivée de Trenitalia a par exemple permis une baisse moyenne de 10% des prix, selon l’Autorité de régulation des transports. Si le positionnement tarifaire de Velvet n’a pas encore été dévoilé, la compagnie promet une offre différente pensée pour répondre aux voyageurs professionnels et aux escapades de week-end.

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Alstom (@alstom)


Un atelier de maintenance près de Bordeaux

Pour lancer ce projet, l’entreprise a levé un milliard d’euros auprès du fonds Antin Infrastructure Partners, dont 850 millions consacrés au contrat signé avec Alstom. Ce contrat comprend la construction des 12 trains et leur maintenance pendant 15 ans. Un atelier dédié est d’ailleurs en cours de construction près de Bordeaux.

Les premiers essais sur le réseau ferré sont prévus début 2027, avant une mise en service commerciale annoncée pour 2028.