L'un des monuments les plus emblématiques du littoral charentais est condamné. Fragilisé par le recul du trait de côte et l'avancée spectaculaire de la dune, le phare de la Coubre, situé à La Tremblade, ne pourra pas être sauvé. Si aucun calendrier n'a encore été fixé, sa disparition est désormais considérée comme inévitable.
©Fred s'envole
Un phare rattrapé par l'océan
Du haut de ses 64 mètres et de ses 300 marches, le phare de la Coubre domine la Côte Sauvage depuis plus de 120 ans. Mais la nature a progressivement repris ses droits.
Lors de sa construction en 1905, le monument se trouvait à 1,8 kilomètre de l'océan. Aujourd'hui, la mer n'est plus qu'à 150 mètres et la dune mobile s'est dangereusement rapprochée : elle se situe désormais à seulement quelques mètres des premiers bâtiments du site. Entre octobre 2025 et mars 2026, la dune a d'ailleurs progressé de 5,70 mètres, confirmant l'accélération du phénomène.
©Fred s'envole
Une démolition désormais actée
Face à cette évolution, la Direction interrégionale de la Mer Sud Atlantique a confirmé que le phare serait démoli à terme. Aucune date n'a encore été arrêtée, mais le principe est désormais acquis. Déplacer l'édifice a bien été étudié, mais l'opération représenterait plusieurs millions d'euros et impliquerait d'importants travaux sur plusieurs kilomètres. Les autorités privilégient donc une stratégie d'anticipation plutôt qu'une tentative de sauvetage.
Le phare de la Coubre n'est d'ailleurs pas le premier à subir le sort de l'érosion : 2 précédents phares construits sur cette pointe ont déjà été engloutis par l'océan à la fin du XIXᵉ siècle.

Il est encore possible de le visiter
En attendant, le monument reste ouvert au public jusqu'au 11 novembre 2026. Chaque année, près de 65 000 visiteurs gravissent ses 300 marches pour admirer le panorama sur la Côte Sauvage, la forêt de la Coubre et, au loin, le phare de Cordouan.
Le site accueille également un musée, des expositions temporaires et un escape game.
.jpg)
