Le 7 mai 2026 à Toulouse, le Premier ministre Sébastien Lecornu a signé un protocole actant un engagement « irréversible » de l’État pour la LGV Bordeaux-Toulouse, avec une première enveloppe de 500 millions d’euros pour lancer les travaux et les appels d’offres.
Un parcours semé d'embuches relancé
La LGV du Sud-Ouest entre dans sa phase opérationnelle. Les appels d’offres doivent être lancés d’ici fin 2026, après validation du montage financier attendue dans les prochaines semaines. Les premiers travaux préparatoires sont déjà engagés sur certains secteurs, et la mise en service est envisagée autour de 2032-2033, même si un léger décalage vers 2035 reste possible.
Une ligne de 220 km entre Bordeaux et Toulouse
Le projet prévoit la construction de 220 kilomètres de ligne nouvelle entre Bordeaux et Toulouse, intégrée à la future Ligne Nouvelle du Sud-Ouest (LNSO). À terme, cette LGV doit permettre de réduire fortement le temps de trajet entre les deux métropoles, de désaturer les lignes existantes pour les trains du quotidien et de renforcer les connexions vers Dax puis l’Espagne.
Plusieurs gares nouvelles sont prévues, notamment aux abords d’Agen, de Montauban et potentiellement Mont-de-Marsan (sur la branche vers Dax). Le niveau de desserte (TGV directs ou arrêts intermédiaires) reste encore à arbitrer, un point clé pour les territoires concernés.
Un enjeu majeur pour le Sud-Ouest à 14 milliards d’euros
Le coût global est estimé à 14 milliards d’euros, avec une répartition de 40% pour l’État, 40% pour les collectivités locales et 20% pour l’Union européenne. Une enveloppe initiale de 500 millions d’euros est débloquée immédiatement pour lancer les procédures et sécuriser le calendrier.
Après près de 40 ans de débats, le projet entre enfin dans une phase concrète. Reste désormais à transformer l’engagement politique en chantier visible… puis en ligne en service.
