5 paysages français à découvrir avant qu'ils ne disparaissent à tout jamais

  • Lila D
  • Lifestyle
  • Publié le 2 Mai 2022 à 12h25

Trois ans pour sauver la planète ? C’est ce que nous annonçait les derniers rapports Giec. Et il semblerait bien qu’on aurait beaucoup à perdre. Des petites perles, on en a à foison sur le paysage français. Avec le réchauffement climatique qui ne cesse de s’accentuer de jour en jour, il semblerait bien que certains de ces lieux soient amenés à disparaître…

Falaises d’Etretat

Tout proche du Havre et du Tréport, ce lieu est idéal pour se dépenser : pour aller faire du paddle, de la randonnée sur le GR21, ou encore du vélo sur La Vélomaritime ( pas moins de 1475 km de sentiers cyclistes de la Bretagne jusqu’à la Belgique.) Les magnifiques falaises de roches blanches souffrent d’un éboulement de plus en plus fréquents, à l’ouest de la ville. Elles sont donc activement surveillée, car fin 2021, ce n’est pas moins d’un pan de 90 mètres de long et 50 mètres de large qui s’est décroché ! Puis en janvier 2022, encore une fois, recouvrant quasiment l’intégralité de la plage du Tilleul. Le phénomène ne peut que s’amplifier avec le temps et la montée des eaux, les vagues devenant plus puissantes.

Le lieu est chouette à visiter avec du beau temps entre juin et septembre, mais pour une visite plus responsable, on évite les mois d’été.

La Mer de Glace

Le glacier recule un peu plus tous les jours, et on estime qu’en 150 ans il aurait reculé de 2,7 kilomètres ! Il est grand temps d’aller voir cette merveille de la nature, car le blanc qui couvrait si joliment la montagne disparait peu à peu, laissant place à la couleur grise de la roche. Autrefois on pouvait la voir depuis Chamonix, maintenant il faut aller prendre le train à Montenvers afin de se rendre à 1900 mètres d’altitude. Les glaciers risquent d’être les premiers lieux à disparaître sur la planète, et les Alpes ont gagné plus de 2°C depuis le XiXe siècle. Il vaut se rendre sur la mer de glace le matin, et surtout vérifier la météo car le site peut être fermé pour cause de mauvais temps.

La Forêt de Fontainebleau

À quelques dizaines de kilomètres au Sud de paris, cette forêt est très connue et pour cause, c’est la plus grande d’Ile de France ! Ses paysages sont divers : landes, roches, et l’on peut compter pus de 6000 espèces animales. Trois forêts sont rassemblées dans le massif : Trois Pignons, Fontainebleau, et La Commanderie.  Malheureusement en 2020, l’ONF annonçait que quasiment 100 hectares de pins étaient morts à cause des fortes chaleurs estivales. L’ONF essaie de sauver un peu les espèces qui y vivent en replantant à certains endroits, et moins à d’autres. Espérons que cela retarde les dégâts ! On peut s’y rendre à toute saison, mais en été, par pitié pas de feu de camps, et pas de jets de mégots mal éteints !

La Camargue

Ceux qui connaissent la Camargue savent à quel point sa beauté est grande. Immenses étendues de sables humides, les fleuves qui se jettent dans la mer et créent un mélange si doux, permettant à beaucoup d’animaux d’y vivre. Le soucis : 150 000 hectares de marais, de lagune, et de terres agricoles sont menacés par le réchauffement climatique. La Camargue a toujours connu de fortes variations, montées et descentes d’eau, mais à force de se répéter ces variations pourraient finir par tuer la faune et la flore. La population devra sûrement reculer dans les terres à un moment venu. Pour s’y rendre évitons l’été et la masse touristique, car cette région est sublime toute l’année.

L’île de Ua Pou

Récemment on parle souvent des territoires d’outre mer comme les futures victimes du réchauffement climatique et à juste titre. Le caractère insulaire de leurs habitats fait qu’ils seront certainement les premiers à subir les conséquences de la montée des eaux et du réchauffement climatique. L ‘île de Ua Pou dans les îles Marquises, elle, manque de pluie terriblement. Le lieu se métamorphose peu à peu en paysage désertique, la végétation luxuriante disparaissant, et laissant l’opportunité à des gros incendies. Pour visiter, ce serait mieux de choisir d’y aller pendant l’hiver austral, de la mi-avril au mois d’octobre.

Fin des articles