Bus Palladium - le bonbon nuit

Le Bus Palladium

Temple Rock

Ce club a accueilli les plus grands durant les années 80. Aussi mythique qu’il soit, le Bus Palladium existe encore. En effet, il a rouvert ses portes en mars dernier avec comme directeur artistique le cha- rismatique Cyril Bodin, aussi chanteur du groupe Amen Birden. Il nous livre les secrets de son arrivée et de ce qui fait du Bus Palladium un lieu unique à Paris.

Quand Benjamin Patou t’a demandé de reprendre les rênes du Bus, n’avais-tu pas une certaine appréhension à l’idée de diriger ce lieu légendaire ? 
Pas vraiment. C’était quand même un pari diffi- cile mais je l’ai pris comme une bonne nouvelle. J’étais plus enthousiaste que paniqué. Il m’en avait déjà parlé plusieurs mois avant l’ouverture. J’ai également organisé des événements au Globo (ndlr : autre club de Benjamin Patou) mais le Bus me correspond plus car on peut y faire des concerts de rock.

Le Bus Palladium, un lieu définitivement rock ?
Il est vrai que c’est un club rock mais la program- mation reste assez ouverte : il y a à peu près 70 % de rock et 30 % d’électro-rock comme MGMT, Empire of the Sun ou Justice. On ne veut pas être sectaire mais populaire même si la décoration et la musique sont majoritairement rock.

Quelle est la meilleure soirée que tu as vécue ici ?
Hum… la soirée des Doors. Il y avait une super ambiance même si je n’ai pas pu en profiter plei- nement car quand tu es organisateur, il faut faire gaffe à ce que tout soit parfait. Sinon, il y a aussi la fois où M est venu jouer. C’était magique. Comme cela devait se dérouler après un de ses concerts, on n’était pas sûr qu’il allait être en forme pour en faire un deuxième au Bus. On a également eu de bons souvenirs avec Louis Bertignac (ndlr : guita- riste de Téléphone). Extrêmement généreux, il est tout le temps là pour donner.

Quels sont les artistes que tu voudrais faire venir sur la scène du Bus ?
Led Zeppelin, Pink Floyd, Rolling Stones (rires). Plus sérieusement, Prince a été évoqué. Il y a certaines pistes pour qu’il vienne. Dans les années 60, James Arch a créé le Bus parce que les autres lieux étaient trop sélects. Comment cela se passe à l’entrée ? On a une clientèle assez bobo donc c’est plutôt souple à l’entrée. Tout le monde n’entre pas mais on fait entrer 80 % des gens. Si tu ne tiens pas debout, c’est autre chose mais jusqu’à maintenant il n’y a jamais eu d’histoire.

Qu’est-ce qui différencie le Bus Palladium des autres spots ?
Le fait qu’on possède le matériel des salles de concerts. Que ce soit au niveau de la lumière ou du son. Il y a aussi le fait qu’on puisse changer d’atmosphère en fonction de l’activité qu’on veut avoir. On peut aller au restaurant à l’étage au-des- sus pour dîner et ensuite descendre au club pour danser. C’est assez unique car il n’y a pas encore de lieu comme cela à Paris où on peut faire un peu tout ce qu’on veut. On a même un salon qu’on peut privatiser avec des guitares accrochées au mur si les gens veulent jouer. On fait tout pour que les gens se sentent bien. Puis, le Bus Palla- dium c’est un mélange Flèche d’Or-Chacha avec une clientèle Baron-Scopitone.

Quels sont tes projets ?
Avec mon groupe Amen Birdmen dont je suis le chanteur, on vient de sortir un EP maxi 6 titres et on va bientôt entrer en studio pour enregistrer l’album.

Le Bus Palladium 6, rue Fontaine Paris 9e 01 45 26 80 35

® Elen Huynh Ω Maxime Antonin & Cheick Toure