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Rencontre avec Franck Pellegrino

Sang d'encre

Le quartier a un nouveau tatoueur ! Installé chez Bleu Noir, le salon de tatouage de la rue Durantin, Franck Pellegrino y propose son style unique entre graffiti et culture cinématographique. Un artiste talentueux que vous aurez bientôt dans la peau !

Tes premiers coups de peinture ?

Des graffitis ! J’ai découvert le graff durant mon adolescence à Lyon, aux côtés de mon frère, qui m’a un peu tout appris. Je devais avoir 14 ans. Je me rappelle de mes premières bombes, les coulures partout, les coups de stress… Puis mon style s’est affiné petit à petit. J’ai fait du chemin depuis, mais me retrouver toute la journée devant un mur à peindre avec des potes, c’est toujours un très grand plaisir.

Comment es-tu passé du graff au tatouage, du mur à la peau ?

De manière très simple : un jour un ami m’a demandé de lui faire un dessin pour qu’il puisse se le faire tatouer. Je me suis dit : « Mais c’est ça ! Il faut que je tatoue mes propres dessins ! » Ca a été un déclic. Après, je n’ai plus pensé qu’à ça. J’ai tout donné, du jour au lendemain, pour que ce rêve devienne réalité.

La transition s’est faite simplement ?

En fait le tatouage c’est très récent. Grâce au graffiti, j’ai pu progresser pour ensuite travailler dans des secteurs liés au visuel. Je suis devenu graphiste et illustrateur. J’ai bossé dans une agence de com’ durant 3 ans. Et puis il y a quelques mois, j’ai rencontré les tatoueurs de Bleu Noir: Jeykill, Venom, Supakitsch, Mast… Ce sont des gens qui m’ont beaucoup inspiré et influencé. Je leur ai demandé s’ils pouvaient m’accompagner dans ma démarche vers le tatouage et ils ont accepté ! C’est une chance extraordinaire pour moi. Je dois aussi beaucoup au graphiste parisien Tyrsa, qui m’a énormément apporté et m’a mis en contact avec beaucoup d’autres personnes. Il y’a 3 mois, j’ai quitté définitivement mon job. Voilà, l’aventure est lancée, j’espère que ça va marcher !

Comment définirais-tu ton style ?

C’est un mélange de très nombreuses influences. Je m’inspire du quotidien, du cinéma, des images qui nous entourent, mais je les détourne et les entraîne vers des univers oniriques. Tout s’assemble, tout se mélange. Ce sont des messages sur mes humeurs, mes envies, mes voyages, mes ailleurs… Je travaille essentiellement en noir et blanc. J’y trouve une épure qui me convient bien. J’essaye de faire évoluer en permanence mes créations. J’ai besoin d’être en mouvement, en interrogation. Je me lasse vite des choses, des formats, des codes. Il faut que ça bouge !

Parle nous du marin qui apparaît dans le Bonbon.

A la base, c’est un portrait de Benicio Del Toro, un acteur que j’aime beaucoup. Bon, je ne sais pas si on le reconnaît vraiment… J’ai ajouté à son visage des figures et des formes, que son travail de comédien m’inspire. Notamment un éléphant, parce que je trouve que c’est un acteur vraiment énorme !

Tu as toi-même des tatouages ?

Oui. Ils représentent des rencontres, des souvenirs, des instants de ma vie.

Ta playlist idéale pour graffer, peindre ou tatouer ?

J’écoute de la musique 20h par jour! C’est une part essentielle de ma vie. J’écoute beaucoup de choses très différentes, mais il y’a quand même une dominante hip-hop, grâce à mon frère qui était DJ dans ça jeunesse. En ce moment, ce serait Curren$y, Alton Ellis, Karen Elson, Sir Michael rocks, Mel & Tim.

A bientôt chez Bleu Noir !

Oui, je vous y attends !

 

Franck Pellegrino
www.franckpellegrino.com
Bleu Noir
25, rue Durantin – 75018 Paris
bleunoirparis.blogspot.fr

 

© Julien Chavanes // SR Denis Dong

25, rue Durantin 75018 Paris