Le transformiste Nicolas Ullmann est officiellement le roi de la rue Muller, dans le 18ème. Après y avoir posé ses valises, en coloc avec Baptiste Lorber (créateur de 10minutesaperdre), et placé l’un de ses meilleurs potes Aurélien Wiik à 2 numéros, il ouvre son bar, annexe de sa maison, juste en face : le Rosie. Oui oui, en référence à AC/DC.
Les colocs de choc se sont tournés vers Julien Labrousse (Hôtel du Nord, Trianon…) et la scénographe Laura Léonard pour faire naître un lieu branché, mais pas prétentieux.
Les mots du patron : « Ça va être cosy, comme à la maison, il y aura des livres, des platines vinyles, on pourra circuler autour du bar et on mettra des plaques chauffantes, au cas où, un peu tard, on aurait une envie de pâtes. »*
Rien sur la façade ne laisse penser que ce petit bar tout nouveau tout propre est issu de l’imagination du patron. Pas (encore ?) de nom apparent, mais l’intérieur délivre tout de même plusieurs indices de l’importance des lieux.
La déco.
Mélange des styles à l’image de monsieur, tendance retro tapissée qui cotoie la vieille table de cantine, le tout aussi bariolé que l’esprit de Nico. Fauteuils, canapés, petite table dans le fond, bar propret par là, et tableaux que l’on veut décrocher pour chez soi. Des bougies, aussi, bien sûr, qui menaceront à plusieurs reprises d’embraser ma chevelure.
Des gens beaux.
Déjà, l’ami Aurélien Wiik, dont je fus dans mes jeunes années une fan décérébrée, que l’on y croisera souvent. Je note donc qu’il est du coin, et que nous sommes donc voisins. Ensuite, de beaux serveurs, de beaux clients, bien sapés, bien pensant.
Un opening qui passe inaperçu.
Qui n’a pas tenté hier de traverser la rue Muller ne comprendra jamais la teneur de ces propos. Grande soirée d’ouverture, dans tous les sens du terme. Le bar, certes, mais aussi la Splendens Factory de Adrien Moisson étaient ouverts au public mercredi 4 juillet. Vernissage dans la Maison Muller, Shooting en live au studio Silver Clash, je peux vous dire que ça se bousculait pour pénétrer l’antre du patron.
Le bar est malheureusement fermé le dimanche soir et le lundi, mais propose un brunch qui m’a l’air fort alléchant. On y retournera à moult reprises, ne serait-ce que pour goûter aux plus calmes heures du dit temple annexe.
*Propos recueillis par Manon Troppo lors de son interview.
Le Rosie Rue Muller – 75018 Paris Facebook : Le Rosie ©Pascaline Lechene


































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