Sa silhouette gracile, assortie d’une longue chevelure d’or et de yeux bleus océan, déambule dans les couloirs de l’art. Cinéma, musique, théâtre, mode, danse… Tout est possible pour Arielle Dombasle, à la fois artiste et muse – de Saint-Germain-des-Prés, dont elle est l’une des icônes.
Votre nouvel album, Diva Latina, est enregistré dans votre langue maternelle, l’espagnol. Renouerait-il avec vos racines ?
Il s’agit avant tout d’un album revival pour danser, pour apporter de la joie, de l’émotion, du rêve. J’ai choisi ces standards comme des petites madeleines de Proust évoquant des moments intenses, ce sont des grands classiques ! Tout comme celui qui les écoutera peut aussi repenser à des instants forts de son existence. Ce sont des airs qui traversent le temps.
Cet album a du raviver beaucoup de souvenirs…?
Oui, je repense à un tournage à Cuba avec Jean-Paul Belmondo, où tout le monde dansait sur « Pata Pata » sauce latin swing ce qui m’a inspirée pour « Diva Latina »… Ou à Jeanette qui chantait « Porque te vas » lorsque j’étais adolescente. J’étais amoureuse d’un garçon qui habitait près de chez moi et je passais la chanson en boucle, voilà ce qu’on ressent quand on est transi d’amour.
Ce qui séduit dans Diva Latina, c’est ce mélange entre musique traditionnelle et contemporaine…
Les arrangements sont extrêmement soignés, car je voulais quelque chose de très précis, une teinte d’électro (comme il y en a toujours eu dans mes albums) et la présence d’instruments authentiques : des rubos, des bongos, des maracas, des guiros… ce qui donne ce latino swing inimitable que l’on ne peut obtenir avec des samplings. Enfin, j’ai eu la chance de reprendre une chanson de la Mano Negra, avec le batteur et le guitariste du groupe, et de chanter en duo « Pata Pata » avec le rappeur Mokobé du 113.
Vous qui êtes amoureuse des mots, avez-vous déjà songé à écrire un livre ?
Je fais déjà trop de choses ! J’ai écrit plusieurs titres de l’album c’est assez ! Et puis je vis avec un écrivain…
Tous les rôles que vous endossez depuis des années et toutes vos démonstrations artistiques doivent demander beaucoup de rigueur ?
Un clip, un film ou une prestation de chant sont des performances qui nécessitent des heures d’apprentissage. Je serais toujours reconnaissante envers ces professeurs qui vous guident et vous transmettent l’or de leur savoir ! Et il faut casser des barrières, franchir des obstacles, sorti de son cocon, mettre son cœur à nu… Et donc prendre des risques.
Vous êtes l’une des muses de Saint-Germain. Qu’aimez-vous dans ce quartier ?
Ce qui m’inspire ce sont les églises – Saint-Germain-des- Prés, Saint Thomas d’Aquin, Sainte Clotilde- et puis ses cafés littéraires, ses cinémas, ses portes cochères, ses jardins secrets… toute cette vie intellectuelle cachée derrière chaque mur. Saint-Germain ne doit pas devenir une vitrine marketing tout azimuts. C’est tellement beau, ces rues où ont vécu tant de grands esprits et d’écrivains comme Chateaubriand ou Racine. C’est ça Saint-Germain-des-Prés: des trésors fins et secrets.
Avez-vous une devise ?
« Ne te connais pas toi-même ». Le fait de toujours avancer à tâtons, à l’instinct, d’être en correspondance avec son moi profond – ne pas faire de compromis et être fidèle à soi-même.
- L’Hôtel 13, Rue des Beaux-Arts
- Les Fins Gourmets 213, Boulevard Saint-Germain Jardin Catherine Laduré 28, rue de Babylone,
- Les Beaux Arts 14,Rue Bonaparte
- La Hune, « un poumon qui respire entre le Flore et les Deux-Magots » 170, boulevard Saint-Germain
































Commentaires